© Lalo Atelier, Paris/Montreuil

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ESCAPE

  L’idée c’est des échelles, des échelles pour fuir les incendies, pour s’élever un peu au-dessus du monde, prendre de la hauteur…

  C’est aussi des échelles qui montent dans les arbres, les cabanes, les greniers, les granges, les lits superposés…

  Celles que l’on grimpe pour nos secrets, pour s’isoler, se cacher, s’imaginer, pleurer, s’exprimer, s’embrasser…

 Des échelles qu’il faut gravir échelons par échelons, ou 2 par 2, ou 3 par 3, selon la taille de nos jambes. D’ailleurs en y montant, on peut s’y arrêter pour s’y pendre par les bras, s’attacher aux commissures des genoux et rejeter la tête en arrière. On peut aussi s’entraver, peu importe la hauteur, ça fait toujours mal, une écharde ou une entorse.

 Ce sont des échelles qui ressemblent un peu à des immeubles, ceux qui sont très hauts, là-bas, dans notre imagination. En y pensant bien, peut-être même que ce serait l’Amérique, Manhattan, Chicago-Down-Town,  un quartier d’affaire, à Londres, à la défense, ou bien les quartiers nord, La Courneuve, ou Garges-lès-Gonesse.

  Elles se sont déformées à la cuisson, à haute température, à la base elles étaient droites comme des I ce n’était donc pas prévu. Il y avait là une frontière entre l’imaginaire et le résultat. Il s’agissait de la franchir.